Michelle Nikly

Littérature jeunesse

Diaporama

Je me souviens...

Au tout début Voir le détail

Au tout début

C'était après le déjeuner, tous les jours, je grimpais sur les genoux de Papa, et il me lisait “Blanche-Neige”. J'avais fini par le savoir par coeur. Il faisait parfois semblant de se tromper pour me faire enrager. J'avais perdu ce livre, sans doute dans un des nombreux déménagements qui ont ponctué mon enfance.

Blanche-neige Voir le détail

Blanche-neige

Je l'ai retrouvé, quarante ans plus tard, chez un bouquiniste, et je le garde précieusement. Les illustrations n'étaient pas extraordinaires, desservies par un méchant papier d'après-guerre, mais le texte ! Par bonheur il n'était pas expurgé, et la méchante reine y recevait son cruel châtiment, étant condamnée à danser avec des pantoufles de fer rougies au feu, jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Quatre saisons Voir le détail

Quatre saisons

On m'a demandé, il y a quelques années, de faire la traduction de ce conte de Grimm. Le texte m'est revenu, du fond de l'enfance.
En revoyant l'image précédente, que j'aimais beaucoup, je me rends compte de l'influence qu'elle a eue sur mon goût pour le “motif textile”, auquel j'ai pu donner libre cours dans “Le Jardin des Quatre Saisons” entre autres.

Méthode Boscher Voir le détail

Méthode Boscher

La méthode Bosher, dans sa version des années 50, illustrée par Jacqueline Duché, c'était celle qu'on utilisait à l'école, mais moi j'ai sauté tout de suite à la fin, là où il y avait des histoires, car Papa m'avait déjà appris à lire. Je chantais avec lui une petite chanson: B - A - BA, B - E BE, BA-BE, etc... et on lisait un livre, que je n'ai pas retrouvé, mais qui devait être très vieux, car les illustrations étaient en noir et blanc, je me souviens de bois gravés avec un âne, une pipe, etc... Bref, je ne me souviens pas de l'apprentissage, qui fut sans douleur sans doute, je me souviens de la récompense. Je pouvais enfin lire toute seule !

Petite fille modèle Voir le détail

Petite fille modèle

Alors, tout naturellement, je me suis jetée sur la Comtesse de Ségur, que je lisais dans une petite cabane que je me fabriquais sous une chaise, ou sous la table de la salle à manger. Ah! La description du trousseau de la poupée de Marguerite...

J'apprends l'orthographe Voir le détail

J'apprends l'orthographe

“J'apprends l'orthographe” était délicieux, plein de dessins de Job, des réemplois de “Mon Journal”.
Apprentissage sans douleur, encore une fois, avec des livres ayant appartenu à mes parents et grand-parents et qu'on avait eu la bonne idée de laisser là, dans la maison de vacances.

Manon Iessel 1 Voir le détail

Manon Iessel 1

J'ai dû lire toute la série des “Trilby” mais Manon Iessel y était pour beaucoup plus, je dois dire, que les textes. Sa façon de dessiner les enfants et les bébés, avec une tendresse qui n'était jamais mièvre, me ravissait.

Manon Iessel 2 Voir le détail

Manon Iessel 2

Après avoir lu “Moineau la petite Libraire”, ma vocation était toute tracée, du moins le croyais-je. Et si j'ai, plus tard, fini par placer quelques livres sur les étagères des libraires et des bibliothécaires, au rayon jeunesse, je n'imaginais pas à l'époque pouvoir le faire un jour. Il est vrai qu'en ces temps reculés, les auteurs et illustrateurs ne venaient pas à la rencontre de leurs petits lecteurs.

Pierre Joubert Voir le détail

Pierre Joubert

Mes frères étaient aussi de grands lecteurs. Alors je lisais tout naturellement leurs livres (je ne pense pas que la réciproque fût vraie). Les Signe de Piste, (et uniquement ceux illustrés par Pierre Joubert) faisaient partie de mes livres-culte. J'étais vaguement amoureuse de ces beaux adolescents qui vivaient leurs aventures de garçons, où les filles trouvaient rarement leur place. Dans la vraie vie, les frères de mes copines de classe avaient des boutons, et ils jouaient au foot, c'était nettement moins glamour...

Alice Voir le détail

Alice

Première rencontre avec Alice, achetée à la Librairie de Tanger. J'y retrouvais l'univers du “nonsense” anglo-saxon auquel ma tante Dorothy m'initiait pendant les vacances. Ça me plaisait, mais je sentais qu'il me manquait des clés. Je les ai trouvées plus tard en découvrant les “nursery rhymes”.

Saint-Marcoux Voir le détail

Saint-Marcoux

Les Sept Filles du Roi Xavier, Saint Marcoux dans la célèbre collection Rouge et Or. J'avoue que je relis parfois cette histoire délicieuse, qui me ravit toujours autant. Là, je commençais à lire pour l'auteur, et non plus seulement pour l'illustrateur.

Je sais tout Voir le détail

Je sais tout

L'été, dans la maison des vacances, il y avait des collections de journaux anciens, comme “Je sais Tout”, avec des articles d'actualité, Arsène Lupin en feuilleton, le président Poincaré, des poèmes de Rosemonde Gérard, Sarah Bernhard dans l'Aiglon, les tranchées ...

Marie-Claire Voir le détail

Marie-Claire

Et puis la collection de “Marie-Claire” de Maman des années 40. Il y avait un ton unique, dans ce journal, premier du genre à ne pas prendre ses lectrices pour des sous-développées mentales. En prime, plein de trucs et astuces, des jeux, des feuilletons, et des robes d'avant-guerre, forcément sublimes.

Selma Lagerlöf Voir le détail

Selma Lagerlöf

Découverte de Selma Lagerlöf, dans les livres de Maman, souvenirs de son enfance et de sa jeunesse protestante. Dommage que ce grand auteur ne soit plus connu aujourd'hui que pour les aventures de Nils Holgersson, une œuvre de commande, qui ne m'a pas laissé un grand souvenir. La maison de Lilliecrona, qui fait partie du cycle de Gösta Berling, est un véritable bijou, mêlant le fantastique à la vie quotidienne. Plus tard, dans Fanny et Alexandre, le film de Bergman, j'ai retrouvé la même magie. La lumière du nord, sans doute... Pas étonnant que ça m'ait fascinée, moi qui ai passé mes hivers d'enfant au soleil.

Maman Voir le détail

Maman

Maman, à 15 ans. Je suppose que c'est à cette époque, qu'elle a lu "La maison de Lilliecrona". On n'a pas eu le temps de parler de ça, comme de beaucoup d'autres choses, que je regrette tant de n'avoir pu partager avec elle...

Daphné du Maurier Voir le détail

Daphné du Maurier

Daphné du Maurier (Frenchman's Creek), Jane Austen, George Elliott, rien que des femmes, des anglaises, qui m'ont procuré des heures et des heures de bonheur.

Jane Austen Voir le détail

Jane Austen

Je me suis attachée à certains de leurs personnages comme s'ils faisaient partie de ma famille. L'héroïne de "Pride and Prejudice", je finissais le livre, et c'était ma sœur. C'est toujours ma sœur.

20 ans Voir le détail

20 ans

L'année de mes 20 ans, je lisais le magazine du même nom, et aussi Proust, mais pas aux mêmes heures. Proust est lié à un souvenir personnel: je m'enfonçais dans le monde du narrateur, la nuit, pour ne plus penser que ma mère était en train de mourir. Aucun autre livre n'aurait pu remplir ce rôle en m'emmenant si loin avec lui. Il ne m'a pas quittée depuis.

Proust etc... Voir le détail

Proust etc...

Mon père aimait Proust, aussi, mais son livre de chevet, c'était la “Chronique des Pasquier”, de Georges Duhamel, qu'il m'a fait découvrir et que j'ai adoré. Je n'ai jamais lu le dernier tome: Papa ne l'avait pas acheté, n'admettant pas que l'auteur ait pu faire de Joseph Pasquier, qui traverse la chronique en vainqueur, un perdant au final. Plus tard je n'ai pas cherché à le lire, par fidélité.

Barbe-Bleue Voir le détail

Barbe-Bleue

Et puis un jour mon prince est venu.
Bien sûr, j'ai lu tous ses livres, et j'y ai même mis ma patte, parfois.

Là c'est son Barbe-Bleue, qui lui ressemble un peu, je trouve. Sans aucun doute, j'aurais aimé sa version de ce magnifique conte de Perrault, étant petite.

Tomie de Paola Voir le détail

Tomie de Paola

Ça, c'est le Chat du Dovrefell, de Tomie de Paola, le livre-culte de Louis, mon fils aîné, l'image qu'il préférait... On a dû lui lire cette histoire des centaines de fois. Pas un seul de nos livres n'a remporté le même succès auprès de lui !

Rupert Voir le détail

Rupert

Même chose pour son frère François. Lui,son héros favori c'était Rupert. J'avais trouvé ce recueil dans une brocante quand on habitait à Londres. Il a magnifiquement contribué à son apprentissage de l'anglais, puisqu'on le lisait en V.O.

L'Art de Lire Voir le détail

L'Art de Lire

Voilà, j'arrête ici ce "je me souviens de mes lectures d'enfance". Je rechigne un peu à l'idée de vous dévoiler mes lectures de “grande personne”. Elles ne sont sans doute pas si différentes des vôtres, et puis il y faut le temps qui passe, pour savoir ce qu'on leur doit.

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